Quel moyen de transport utilisez-vous?

 

Voici un petit aperçu des situations dangereuses auxquelles les automobilistes doivent prêter attention afin de cohabiter en toute sécurité avec les poids lourds.

LE SAVIEZ-VOUS?

Dépassement, insertion : gaffe aux angles morts!

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On observe 4 zones principales d’angle mort :

  • sur le flanc droit du poids lourd,
  • sur le flanc gauche (au-delà de la zone couverte par le rétroviseur grand-angle),
  • à l’arrière du camion
  • à l’avant du camion où plusieurs zones sont aussi impossibles à voir à cause des montants du pare-brise du camion.

L’importance de chacune de ces zones dépend du type, de la marque et du modèle exact du véhicule.

Il convient donc d’être vigilant lorsqu’on se retrouve dans ces zones car le chauffeur du poids lourd ne voit pas forcément les véhicules ou usagers qui s’y trouvent à l’aide d’une observation directe ou de ses rétroviseurs.

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Saviez-vous qu’il peut y avoir 6 à 7 rétroviseurs à contrôler pour couvrir tous les angles morts ! Ça rend la tache plus difficile car le chauffeur doit aussi rester attentif à la circulation.

En fonction des conditions climatiques, la visibilité peut aussi être réduite dans les rétroviseurs. Il convient donc d’être encore plus prudent lorsqu’on croise un camion si les conditions climatiques sont mauvaises !

Masse + importante = distance d’arrêt plus longue !

Les poids lourds ont une masse bien plus importante (au minimum 3,5 tonne) que les autres véhicules (voiture standard = 1 tonne) avec qui ils partagent la route. Dès lors, la gravité des accidents de camion est particulièrement élevée par rapport à celle des accidents impliquant d’autres types de véhicules. Dans les accidents de camion, environ 80% des personnes tuées ne sont pas les occupants de poids lourds, mais les antagonistes.

Cette masse plus importante augmente également les distances d’arrêt du poids lourd en cas de freinage d’urgence.

A titre d’exemple, si une voiture (+- 1 tonne) et un camion roulant tous les deux à 90 km/h doivent s’arrêter, la voiture mettra 64 m sur route sèche tandis qu’un camion dans sa configuration la plus légère mettra 10 mètres de plus. Par temps de pluie, un camion circulant à pleine charge, donc pesant plus de 40 tonnes, mettra 40 mètres de plus que la voiture qui le précède.

CONSEILS & ASTUCES

  • Respectez la distance de sécurité que le camion maintient avec le véhicule qui le précède, en évitant de vous intercaler devant lui de manière inattendue. Pour info, les chauffeurs de poids lourds doivent respecter une distance de 50 mètres entre eux.
  • Tentez de toujours avoir un contact visuel avec les autres usagers de la route.
  • Adaptez toujours votre conduite au trafic, aux conditions atmosphériques, aux travaux, à l’état de la route.
  • Sur l’autoroute, si vous devez sortir, veillez à ne pas effectuer cette manœuvre en dernière minute et évitez ainsi de couper la route au véhicule (camion ou autre) se trouvant sur la bande de droite.
  • Si vous devez dépasser une camion, ne le collez pas, décalez-vous sur la gauche et cherchez un contact visuel avec le conducteur dans le rétro avant d’effectuer le dépassement. Pensez également que le temps de dépassement est plus long étant donné la longueur du véhicule. 
  • En cas de dépassement, avant de vous rabattre, assurez-vous d’avoir une distance suffisante entre vous et le poids lourd afin de ne pas le mettre en difficulté, compte tenu de sa masse plus importante et du freinage intempestif et risqué qui pourrait en découler.

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Faites très attention si vous vous intercalez devant un camion, surtout si vous le faites via la droite en montant sur l’autoroute par exemple car vous êtes en plein angle mort, le chauffeur risque de ne pas vous voir ! Positionnez-vous hors de son angle mort et indiquez votre intention à l’aide de votre clignotant.

Etre sur la route plusieurs heures par jour augmente le risque d’avoir un accident. De plus, les conditions de circulation parfois difficiles, la fatigue, le manque de concentration, etc. ne rendent pas les choses toujours aisées.

Par ailleurs la cohabitation n’est pas toujours évidente entre les chauffeurs de poids lourds et les autres usagers de la route.

Il y a donc quelques précautions à prendre pour éviter un accident.  Voici quelques petits conseils pour y arriver.

Gaffe à l’angle mort

On observe 4 zones principales d’angle mort :

  • sur le flanc droit du poids lourd,
  • sur le flanc gauche (au-delà de la zone couverte par le rétroviseur grand-angle),
  • à l’arrière du camion
  • à l’avant du camion où plusieurs zones sont aussi impossibles à voir à cause des montants du pare-brise du camion.

L’importance de chacune de ces zones dépend du type, de la marque et du modèle exact du véhicule.

 

Comment éviter les angles morts ?

Les automobilistes ou des usagers faibles ne sont pas toujours conscients de l’existence des nombreux angles morts d’un poids lourds et se retrouvent dans ces zones où on ne les voit pas forcément via une observation directe dans les rétroviseurs.

Pour limiter les risques :

– Réglez et nettoyez vos rétroviseurs avant chaque trajet.

– Restez toujours alerte lorsque vous effectuez une manœuvre et vérifiez plusieurs fois qu’aucun usager ne se trouve dans l’un des angles mort.

– Indiquez bien vos intentions à l’aide de vos clignotants avant de changer de direction.

– Gardez vos distances.

– En fonction des conditions climatiques, la visibilité peut aussi être réduite dans les rétroviseurs. Il convient donc d’être encore plus prudent si les conditions climatiques sont mauvaises !

Et si on de déconnectait ?

Quand le trajet devient long ou monotone, la tentation est grande d’envoyer un petit sms, de passer un coup de fil ou encore de regarder les dernières news sur Facebook… On se dit que ce n’est pas bien grave. Et pourtant, en téléphonant au volant, on risque 3 à 4 fois plus d’avoir un accident et cela augmente jusqu’à 23 fois lorsqu’on tapote sur son téléphone !

Que l’on soit au volant d’une voiture ou d’un camion, les dangers sont les mêmes...

  • Allongement du temps de réaction : avec pour effet un allongement des distances d’arrêt.
  • Champ de vision rétréci : on a tendance à regarder droit devant soi et louper une série d’informations : panneaux, présence d’usagers faibles, …
  • Perception moins rapide des modifications de la circulation.
  • Moins bonne maîtrise du véhicule : trajectoire déviée, virages coupés, freinages plus brusques, …
  • Prise accrue de risques car on est moins apte à adapter sa conduite.
  • Variation de la vitesse.

 

Les idées reçues ont la vie dure...

Conduire demande de l’attention, de la concentration et de l’anticipation. Pourtant, une fois au volant, les chauffeurs sont souvent tentés par un tas de distractions : téléphoner, régler son GPS, manger, fumer… La plupart d’entre elles semblent inoffensives alors qu’en réalité, elles peuvent s’avérer très dangereuses. Et les idées reçues ont la vie dure en la matière…

  • « Téléphoner au volant, ce n’est pas plus distrayant que parler avec un passager. »
    FAUX. Contrairement au passager assis à côté de soi, au téléphone, notre interlocuteur ne sait pas à quelles exigences de conduite on est soumis. De plus, notre esprit visualise inconsciemment notre interlocuteur, son environnement, …. On est « ailleurs », en pilotage automatique. C’est ce qu’on appelle la distraction cognitive.
  • « Utiliser un kit mains libres, c’est complètement safe »
    Malheureusement, ce n’est pas le cas. La distraction physique (lâcher le volant) et visuelle (quitter la route des yeux) disparait, mais la distraction auditive (moins bonne perception des sons de la circulation) et surtout la distraction cognitive restent bien présentes.
  • « Pas de problème pour moi, je peux téléphoner ou lancer un film sur mon PC et le suivre en conduisant, je suis multitâche ! »
    De nombreuses études neuropsychologiques soulignent que le « multitâche » est un mythe. Ecouter/regarder un film ou téléphoner et conduire sont deux tâches réclamant chacune de la concentration. Le cerveau passe constamment de l’une à l’autre, aucune de ces activités n’est bien menée et on n’en est même pas conscient !
  • « Quand j’envoie un message en conduisant, je reste attentif en surveillant régulièrement la route ! »
    Malheureusement non ! Rédiger ou lire un message nécessite de quitter la route des yeux plusieurs secondes. Pour 1 seconde d’inattention, à 90 km/h par exemple, on parcourt 25 mètres…  à l’aveugle…
  • « Boire ou manger au volant, j’ai l’habitude ! »
    Pas toujours… Cela nous oblige à ne pas garder les deux mains sur le volant. En plus, cela peut engendrer des distractions plus importantes. Il suffit d’imaginer le sandwich qui tombe sur le tapis de sol ou la canette de coca qui se renverse !

Saviez-vous que ?

Décorer l’habitacle peut être tentant mais les breloques qui se balancent sur le pare-brise peuvent s’avérer très distrayantes et en plus, elles nuisent fortement à la visibilité. Mieux vaut donc privilégier quelques décorations discrètes.

Comment ne pas se laisser distraire ?

  • Planifier à l’avance les appels avec des interlocuteurs récurrents et s’arrêter pour téléphoner dans un endroit sécurisé ou sur une aire de stationnement aux moments prévus (pas au feu rouge, c’est interdit…).
  • Télécharger une application telle que « Mode de conduite » ou équivalent, qui envoie des messages automatiques, ou programmer soi-même un sms de réponse automatique personnalisé et pourquoi pas y apporter une petite touche humoristique (selon le type de téléphone, cette fonction peut être activée dans le menu Paramètres ou Réglages).
  • Mettre son téléphone en mode silencieux et pas juste à côté de soi.
  • Malgré tout, si répondre à un appel est vraiment impératif (en kit mains libres bien entendu), mieux vaut directement prévenir qu’on est au volant et écourter au maximum la conversation.
  • Eviter de manger au volant. Lorsque l’estomac commence à crier famine, il suffit d’en profiter pour faire une petite pause et s’arrêter sur une aire de repos.

 

Pas trop près s’te plait

Savez-vous qu’à une vitesse de 90 km/h, votre camion ‘à vide’ met 73m pour s’arrêter ? Cette distance augmente sur chaussée mouillée si le camion est chargé au maximum pour passer à 87m ! Prendre ses distances est donc essentiel pour pouvoir anticiper les ralentissements et peut-être éviter un accident…

Que dit la loi ?

Depuis 1992, le code de la route prévoit qu’en dehors des agglomérations, les conducteurs de véhicules et trains de véhicules dont la masse maximale autorisée dépasse 7,5 tonnes ou dont la longueur dépasse 7m, doivent maintenir entre eux une distance de sécurité de 50m au moins. Il s’agit de la distance minimale pour garantir un freinage en toute sécurité sur les routes où la vitesse pratiquée est supérieure à 50 km/h.

Dans les faits, 70% des chauffeurs avouent qu’ils roulent parfois trop près du véhicule qui les précède. Il faut savoir que sur autoroute, dans 6 accident sur 10 impliquant un camion, celui-ci a embouti l’autre véhicule par l’arrière. le non-respect de la distance de sécurité est donc clairement en cause…

Au volant, on fait comment ?

Compte 2 crocodiles et t’es tranquille

Un camion qui roule à 90 km/h parcourt 50m en 2 secondes. La bonne ‘distance’ entre 2 poids lourds est donc de 2 secondes. Pour la calculer facilement, il suffit de choisir un point de repère sur la route (pont, lampadaire, panneau de signalisation…) et de commencer à compter jusqu’à 2 dès  que le véhicule qui précède passe ce repère.  Vous vous souvenez peut-être des « deux crocodiles » ? Si vous passez à hauteur de ce point repère avant d’avoir terminé de compter le second crocodile, c’est que vous êtes trop près.

Bon à savoir : sur autoroute, un bon moyen de repère est de compter 5 traits discontinus de marquage au sol entre 2 camions (+/- 50m).

On adapte la distance en fonction des circonstances

Comme vous le savez, la distance de sécurité doit être adaptée aux circonstances : conditions climatiques, état de la chaussée, état des pneus… On comptera davantage de crocodiles sur une route mouillée ou verglacée !

Camion surchargé = distance d’arrêt plus longue

Un camion dont la charge dépasse le poids maximum autorisé aura une distance de freinage plus longue qu’un camion dont le poids est réglementaire. Et ce n’est pas tout, comme vous l’avez peut-être déjà constaté, il sera également plus difficile à manœuvrer et il risque même d’endommager la chaussée. Il faut donc veiller à bien respecter la charge maximum autorisée et à vérifier la législation en vigueur dans les pays dans lesquels on se rend.

Trop près, trop tard…

Plus on roule vite, plus on est chargé et plus le véhicule mettra du temps à s’arrêter…

La distance exacte d’arrêt varie en fonction de la vitesse, du type de camion, du chargement, de l’état de la chaussée, des conditions atmosphériques et du temps de réaction du chauffeur.  La distance sera par exemple beaucoup plus longue si le chauffeur est fatigué, si le sol est humide ou abîmé ou si les freins ou pneus du véhicule sont usés mais les chiffres ci-dessus constituent déjà une bonne indication.

Mieux vaut donc toujours garder ses distances sur la route quoi qu’il arrive. Un petit rappel ne peut pas faire de tort même au plus averti des chauffeurs !

Le sommeil te guette ? Alors tu t’arrêtes !

Commencer un long trajet alors qu’on est déjà fatigué ou piquer du nez après quelques heures de route ? C’est déjà arrivé à tout le monde mais cela peut s’avérer très dangereux !

En Europe, on estime que 10 à 20% des accidents mortels de la circulation et 20 à 30 % des accidents mortels survenant sur autoroutes sont dus à la somnolence au volant.

Les accidents liés à la fatigue causent souvent des blessures graves ou mortelles puisqu’ils surviennent généralement sur des voies rapides et que le conducteur n’a pas freiné ni fait de manœuvre pour éviter l’accident car il ne s’est pas rendu compte qu’il s’endormait….

Saviez-vous que …

  • 1 trajet sur 20 est effectué par un conducteur somnolent !
  • Un conducteur ayant dormi 5 heures en moyenne par nuit pendant quelques jours consécutifs risque 6 fois plus d’avoir un accident qu’un conducteur qui a dormi 8h en moyenne.
  • La somnolence affaiblit les facultés sans qu’on s’en rende compte !
  • Les accidents sont souvent graves car le conducteur n’a pas freiné ou beaucoup trop tard…
  • Les risques peuvent être comparés à ceux de l’alcool au volant => diminution de la vigilance, inattention, difficulté de conserver sa trajectoire, temps de réaction et réflexes plus lents et moins précis, etc.
  • Au bout de 18h de veille, conduire équivaut  même à prendre la route avec un taux d’alcool de 1g (par litre de sang) et multiplie donc par 4 à 5 le risque d’accident !

Savoir reconnaître les premiers signes

Fausses bonnes idées

Ouvrir la fenêtre ou baisser la température, augmenter le volume de la radio, boire une boisson énergisante ne sont pas de véritables solutions et l’effet ne sera que de très courte durée. Lorsque le besoin de dormir se fait ressentir, impossible de résister !

Somnolence au volant et troubles du sommeil

Si vous avez parfois tendance à piquer du nez dans la journée, vous souffrez peut-être de troubles du sommeil non diagnostiqués, tels que les apnées. Ceux-ci peuvent avoir de graves conséquences au volant.

FAITES LE TEST POUR VÉRIFIER SI VOUS PRÉSENTEZ DES SYMPTÔMES

Quelques conseils

Mieux vaut prévenir que guérir…

  • Essayez d’avoir des nuits de sommeil de 7 à 8 heures. Un conducteur ayant dormi 5 heures en moyenne par nuit pendant quelques jours consécutifs risque 6 fois plus d’avoir un accident qu’un conducteur qui a dormi 8 heures en moyenne !
  • Les personnes souffrant de troubles du sommeil non traités, comme des apnées (ronflements et arrêts respiratoires provoquant un sommeil de moins bonne qualité) sont plus sujettes aux risques de somnolence. N’hésitez pas à consulter un médecin en cas de doute.
  • En cas de prise de médicaments, vérifiez toujours qu’ils n’ont pas d’effet secondaire sur la conduite.
  • Évitez les repas trop riches lorsque vous devez rouler. Les graisses et les sucres favorisent la somnolence entre 1/2h et 1h après leur absorption.

Une fois en route

  • Respectez toujours les temps réglementaires de conduite imposés par la loi.
  • Soyez particulièrement vigilant pendant les périodes les plus à risque : entre 2h et 5h et entre 13h et 15h.
  • Evitez de mettre le chauffage à fond, aérez le véhicule et réglez correctement la ventilation.
  • Dès les premiers signes de fatigue, ARRÊTEZ-VOUS ! Ce n’est pas toujours évident lorsqu’on a des impératifs professionnels mais il arrive un moment où il devient impossible de lutter contre le sommeil. Faites une petite pause, prenez un café et essayez de vous assoupir pendant environ 15 minutes pour recharger vos batteries.
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