Piqûre de rappel : un médicament peut provoquer un accident

Piqûre de rappel : un médicament peut provoquer un accident

Certains médicaments provoquent des effets secondaires qui altèrent les capacités de conduite. Afin de mieux faire connaître cette problématique, l’Agence wallonne pour la Sécurité routière (AWSR) lance une nouvelle fois sa campagne de sensibilisation « Un médicament peut provoquer un accident ».

1 Wallon sur 10 (11 %) conduit au moins une fois par semaine sous l’influence de médicaments pouvant altérer les capacités de conduite (AWSR, 2017).

Ce comportement peut multiplier le risque d’accident par 5 !

10 % des conducteurs consommant des médicaments les combinent avec de l’alcool, dont 2 % plus d’une fois par semaine ! Ces chiffres sont préoccupants quand on sait que le risque d’accident est alors multiplié par 20 à 200 fois selon les substances concernées. La combinaison de plusieurs médicaments est aussi à éviter.

 

 

Conduire sous l’influence de médicaments

*chiffres wallons – Enquête AWSR 2017

Effets sur la conduite

Somnolence, difficultés à se concentrer, troubles de la vue, vertiges, nausées, engourdissements, tremblements, etc.

Certains médicaments peuvent provoquer des effets secondaires qui influenceront vos capacités de conduite.

Attention, les médicaments disponibles sans ordonnance peuvent aussi avoir des effets secondaires : demandez toujours conseil à votre pharmacien.

Adoptez les bons réflexes

En cas de prise d’un médicament, il est essentiel de vérifier ses effets sur la conduite. Il est recommandé de toujours s’informer auprès d’un professionnel de la santé et de l’avertir si l’on est amené à conduire régulièrement ou même ponctuellement.

  • Consultez la notice d’utilisation et particulièrement les contre-indications en cas de conduite d’un véhicule.
  • Rappelez à votre médecin que vous prenez la route. Il vous dira quel impact vos médicaments peuvent avoir sur votre conduite.
  • Ne modifiez pas ou n’arrêtez pas vous-même votre traitement. Respectez bien les doses conseillées et les heures de prise de votre médicament.
  • Évitez de consommer de l’alcool et d’autres psychotropes (cannabis, etc.). Soyez prudent si vous prenez différents médicaments en même temps. Cela modifie les effets secondaires des médicaments.
  • Arrêtez de conduire si vous ressentez des effets secondaires comme de la somnolence, des vertiges, des troubles de la vue… La règle d’or : demandez toujours conseil à  votre médecin et à votre pharmacien !
otto police

Saviez-vous que ?

La conduite dans un état analogue à l’ivresse résultant de la prise de médicaments est punissable. Vous risquez une amende pénale, allant de 1600 euros à 16 000 euros et une déchéance du droit de conduire.

On constate que les médicaments les plus consommés par les conducteurs interrogés sont les médicaments à la codéine (antidouleurs, sirops), suivis par les antihistaminiques, et ensuite la catégorie des antidépresseurs, anxiolytiques et tranquillisants.

Cette catégorie, ainsi que les hypnotiques (pour soigner les troubles du sommeil), peuvent provoquer des effets secondaires importants. Les Wallons sont particulièrement concernés : près de 18 % des femmes (contre 15 % en Belgique) et 10 % des hommes (contre 8 % en Belgique) de plus de 15 ans ont utilisé au moins un psychotrope au cours des dernières 24 heures (Institut Scientifique de Santé Publique, 2013).

Médicaments consommés par les conducteurs sous influence (AWSR, 2017)

Ces groupes de médicaments contiennent des substances qui peuvent altérer votre conduite :

 

Les supports de campagne

L’affiche autoroute

Une campagne de sensibilisation soutenue par les professionnels de la santé

L’affiche de la campagne sera relayée par les médecins et les pharmaciens. Au vu du rôle important de ces professionnels de la santé et de leurs obligations, la SSMG (Société Scientifique de Médecine Générale) et l’Association des Unions des Pharmaciens (AUP) soutiennent activement l’initiative et cosignent un courrier accompagnant des posters de la campagne, qui est adressé à plus de 6.000 médecins généralistes et 1.700 pharmaciens wallons.